SAIC Motor Corp, le plus grand constructeur automobile chinois, a annoncé un investissement de 1,4 milliard de dollars pour construire 12 navires propulsés au gaz naturel liquéfié (GNL) fossile, afin d'exporter ses véhicules vers l'Europe et d'autres marchés internationaux. Cette initiative intervient alors que l'Union européenne renforce ses politiques climatiques, obligeant les entreprises à réduire leurs émissions de CO2. Le premier navire, le SAIC Anji Sincerity, a déjà entamé son voyage inaugural depuis Shanghai, avec une capacité de 7 600 voitures, ce qui en fait le plus grand navire de transport de véhicules partiellement alimenté par des carburants durables. Ces navires, utilisant à la fois du diesel et du GNL, réduisent les émissions de CO2 de 30 % par rapport aux navires similaires fonctionnant uniquement au diesel. SAIC prévoit de construire 12 navires de ce type et d'en louer deux supplémentaires au cours des trois prochaines années, avec une capacité totale de transport de 1,8 million de voitures par an d'ici 2026. Cette stratégie s'inscrit dans le cadre de l'objectif de SAIC de vendre 1,35 million de voitures à l'étranger en 2024, avec une augmentation prévue à 1,5 million en 2025, incluant au moins 14 nouveaux véhicules électriques et hybrides. Cette initiative s'inscrit dans un contexte où la Chine a exporté 5,2 millions de voitures l'année dernière, avec une croissance annuelle de 57,4 %, et est sur le point de dépasser le Japon pour devenir le plus grand exportateur mondial de voitures. Cependant, SAIC et d'autres constructeurs automobiles chinois font face à des défis croissants, notamment les enquêtes anti-subventions de l'UE sur les véhicules électriques chinois et les nouvelles réglementations sur les émissions de CO2 pour les compagnies maritimes.