Xiaomi a officiellement démenti les rumeurs faisant état de licenciements massifs au sein de l’entreprise, qualifiant les récentes modifications de son effectif d’« ajustements normaux du personnel » liés aux évaluations annuelles de performance. Le 18 février 2024, Wang Hua, responsable des relations publiques de Xiaomi, a publié un message sur Weibo, plateforme chinoise similaire à Twitter, pour affirmer qu’aucune vague de suppressions d’emplois n’était prévue, malgré des informations circulant depuis début février. Ces rumeurs, relayées par des médias locaux comme Jiwei, évoquaient un plan de licenciement à grande échelle prévu pour fin février, avec une indemnité de départ calculée selon le modèle « N+1 » (un mois de salaire par année d’ancienneté, plus un mois supplémentaire), une pratique courante en Chine. Un employé anonyme avait critiqué cette démarche, l’accusant de priver les salariés de leurs primes de fin d’année, normalement versées début mars.

Wang Hua a attribué ces spéculations à des employés cherchant à masquer leurs mauvaises performances, tout en soulignant que les ajustements en cours concernaient un nombre limité de postes dans le cadre d’une optimisation annuelle classique. Une source interne a confirmé à Jiwei que ces restructurations ne constituaient pas un licenciement collectif, mais s’inscrivaient dans une gestion routinière des ressources humaines. Ces déclarations interviennent dans un contexte économique difficile pour le secteur des smartphones en Chine, où les livraisons ont chuté de 5 % en 2023 pour atteindre 271 millions d’unités, soit le niveau le plus bas depuis près de dix ans, selon IDC. Xiaomi, cinquième fabricant national derrière Oppo et Vivo, subit ainsi les conséquences d’un ralentissement de la demande, bien que la marque ait récemment inauguré une nouvelle usine intelligente à Pékin, capable de produire des dizaines de millions d’appareils par an.

Parallèlement, Xiaomi a annoncé le lancement imminent du Xiaomi 14 Ultra en Chine, prévu pour le 22 février, illustrant sa volonté de maintenir son dynamisme commercial malgré les défis du marché. Le démenti officiel vise également à rassurer les investisseurs et les employés, alors que les tensions autour des restructurations dans le secteur technologique chinois s’intensifient, comme en témoignent les récentes annonces similaires chez d’autres géants comme Tencent ou Meituan. La communication de Xiaomi met en avant une approche prudente, évitant les mesures brutales tout en adaptant sa structure aux réalités économiques, dans un environnement où la concurrence et l’innovation restent des enjeux majeurs.